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Antiquité : La Silva Pertica désigne à l’origine une vaste forêt située à la frontière des cités gauloises des Essuins (capitale : Sées); des Eburovices (capitale : Evreux); des Cenomans (capitale : Le Mans); des Carnutes (capitale: Chartres). Entre 1079 et 1100 : Geoffroy IV, l’un des plus puissants seigneurs du pays réunit sous son autorité à la fois le comté de Corbon (actuelle région de Mortagne) et la seigneurie de Nogent-le-Rotrou, ce qui le rend maître d’une grande partie de la vieille forêt du Perche. Il prend le nom de «comte du Perche». Son fils, Rotrou III, en intégrant à cet ensemble la seigneurie de Bellême en 1113, donne au Perche sa dimension provinciale. L’étendue de cette dernière reste cependant très inférieure à l’espace naturel du même nom. En 1226 : A la mort de Guillaume, 6e comte du Perche, le comté est rattaché, faute de descendant, à la Couronne. Le Perche sera alors donné en apanage aux enfants ou aux frères du roi de France. En 1559 : La rédaction de la Coutume du Perche confirme l’identité provinciale de la région. La période de la Renaissance est marquée dans le Perche par la construction de nombreux manoirs aux formes originales. En 1792 : Lors de l’institution des départements par la Constituante, le Perche se trouve scindé entre quatre départements : l’Orne et l’Eure-et-Loir pour l’essentiel; la Sarthe et le Loir-et-Cher pour une moindre part. En 1947 : la fondation de l’association des Amis du Perche par Georges Massiot exprime, pour la première fois depuis la Révolution, la volonté des habitants du Perche de renouer avec leur passé et surtout de préserver une identité culturelle et patrimoniale qui, malgré la séparation administrative, ne s’est jamais éteinte. En 1998 : la création du Parc Naturel Régional du Perche, puis en 1999 et en 2000, la mise en place des Pays du Perche Ornais et du Perche d’Eure-et-Loir, réunit à nouveau, par-delà les limites des départements, une majeure partie de l’ancienne province autour d’objectifs communs au plan de la préservation de l’espace naturel, de l’animation culturelle et du développement économique. |